Ma réponse aux calomniateurs et mon message aux Guadeloupéens

 

 

Réponse scientifique et citoyenne aux calomniateurs

et message aux Guadeloupéens

 

 

A celui qui se prend pour un petit ayatollah local lanceur de fatwa au nom de son patriotisme,

A ceux qui militent pour les Réparations de manière tellement fanatique et aveugle qu’ils en viennent à lancer des calomnies contre des personnes qui sont pourtant également engagés dans cette direction depuis des années et qui leur ont apporté leur concours scientifique et citoyen,

A ces messieurs-dames les calomniateurs,

Je vous dénie toute compétence et pertinence pour me qualifier, à l’occasion de mes travaux sur le Code Noir, de « pseudo-historien », « révisionniste » ou « négationniste », ou même, à l’inverse de « bon historien », ou quoi que ce soit d’autre, dans la mesure où le petit ayatollah local n’étant pas historien mais professeur de Mathématiques de formation, puis « journaliste » autodidacte, il n’a aucune compétence pour le faire, non seulement de manière académique, mais sur le fond, cela valant aussi pour le MIR-France et leur Gourou-inspirateur, qui inspire et orchestre dans l’ombre ces calomnies, mais qui n’est pas plus historien lui non plus[1].

Je vous dénie donc, en premier lieu, toute compétence et pertinence à le faire de manière académique, car ces individus n’ont aucune formation ni qualification en Histoire du droit. Bien au contraire, la pétition de soutien lancée il y a deux semaines sur Change.org par le bureau de ma section CNU de rattachement (section 03), et qui a recueilli plus de 250 signatures de collègues, rappelle que :

 « Nous invitons la communauté scientifique des historiens du droit ainsi que tous nos collègues à condamner les propos menaçants et diffamants qui salissent la réputation de Jean-François Niort, maître de conférences d’histoire du droit à l’Université des Antilles, qui mène depuis plus de dix ans un travail de recherche exemplaire sur la conception de l’homme qui fondait le statut juridique de l’esclave dans les anciennes colonies françaises. Cet universitaire reconnu par ses pairs fait l’objet d’attaques diffamantes et de menaces intolérables de la part de groupuscules guadeloupéens qui le traitent de « révisionniste et négationniste » et le somment, à ce titre, de « s’en aller ». Face à ces critiques haineuses, notre collègue s’est adressé au MIR-France (Mouvement international pour les réparations), où il lui a été opposé une fin de non recevoir. Faire de Jean-François Niort un négationniste de l’abomination de l’esclavage constitue un déni de réalité puisque notre collègue s’est associé depuis 2006 au mouvement des réparations de l’esclavage colonial. Pour preuve, dans son ouvrage sur le Code Noir paru en 2012, Jean-François Niort a amplement souligné le caractère atroce et criminel de celui-ci, par son atteinte aux droits humains et sa contradiction avec le droit commun du royaume, propos réitérés tout récemment dans son nouvel ouvrage paru dans la collection « Idées reçues ». Le MIR-France affaiblit sa crédibilité en refusant son soutien à un collègue dont le travail témoigne d’une impeccable rigueur scientifique (encore récemment saluée par le CNU). Les procédés d’intimidation dirigés contre Jean-François Niort constituant une négation pure et simple de la liberté scientifique de la recherche, nous invitons les juristes, les historiens et l’ensemble des universitaires et chercheurs à lui témoigner leur soutien en s’associant à cette motion.»[2]

 

Je vous dénie, ensuite et en second lieu, toute compétence et toute pertinence à le faire également sur le fond.

Tout d’abord, je récuse ces accusations comme étant de pures affabulations émanant d’individus soit victimes d’aveuglement fanatique, soit malintentionnés et de mauvaise foi, ainsi que toute personne ayant un minimum de bon sens et de bonne foi pourra le faire avec moi. En effet, je serais d’après eux…

 ¤ Soi-disant « colonialiste » :

 -         alors que je dénonce l’héritage colonial sous la forme des dérogations juridiques au droit commun national débouchant sur des monstruosités (esclavagiste et chimique), des catastrophes humanitaires, dans mes conférences et mon livret/dossier pdf téléchargeable intitulés « Du Code Noir au Chlordécone » (voir sur http://jfniort.e-monsite.com/blog/du-code-noir-au-chlordecone-ii.html) ?

 -         Alors qu’après avoir, avec Jérémy Richard, sorti des Archives et publié l’original de l’arrêté consulaire du 16 juillet 1802 par lequel Bonaparte a rétabli l’esclavage à la Guadeloupe en démontrant son illégalité, j’ai demandé depuis 2008 que le 16 juillet devienne un jour de mémoire locale et nationale de cette ignominie du droit colonial français (voir la page http://jfniort.e-monsite.com/pages/retablissement.html ? Et alors que je continue à démontrer scientifiquement le caractère réactionnaire du régime napoléonien en matière coloniale (et nationale aussi d’ailleurs)[3], et que je dénonce le déni du Rétablissement de l’esclavage dans les ouvrages sur Napoléon publiés dans l’Hexagone même tout récemment ?

¤ Soi-disant « raciste », alors que c’est moi qui ait incité Mme Charles-Manclé, Martiniquaise travaillant à l’Hôpital Charles Richet de Villiers-le-Bel, à lancer sa pétition pour débaptiser cet établissement à cause des opinions racistes émises par ce prix Nobel de médecine qui avait écris en 1919 que les Noirs étaient inférieurs aux singes[4]… Voici d’ailleurs le communiqué que cette dame m’a fait parvenir et a fait circuler par courriel en réponse aux calomnies lancées contre moi :

 "Je soussignée Paola Charles-Manclé, auteure de la pétition en vue du changement du nom de l'hôpital et de la rue Charles Richet de Villiers le Bel (95), adresse mes sincères remerciements à Monsieur Jean François Niort pour m'avoir encouragé à faire cette démarche et soutenu celle-ci par sa signature et en mobilisant ses amis pour leur adhésion à la cause. Aussi, bien que ne comprenant pas tout le contenu de son récent ouvrage "le code noir", j'encourage monsieur à persévérer dans ses recherches historiques et à oeuvrer pour le vivre ensemble en Guadeloupe. Par la présente attestation, j'affirme m'opposer à tous les faits de racisme ou de violence physique à l'encontre de Monsieur Niort."
Fait à Sarcelles, le 07 Avril 2015
Paola Charles épouse Manclé
 

¤ Soi-disant « révisionniste » (utilisé bien sûr dans le sens négatif du terme par mes calomniateurs), alors que j’ai apporté de nouveaux arguments en faveur de l’illégalité de l’Edit de mars 1685 tirés des travaux de l’historienne canadienne Sue Peabody parus en 1996 puis montré, lors d’une communication au Parlement européen dans le cadre de la Semaine européenne pour la reconnaissance des crimes de l’esclavage et de la colonisation et pour les Réparations en mai 2013[5], et que j’ai donc ainsi, par mes travaux et prises de positions publiques, renforcé le caractère de crime contre l’humanité de ce texte fondateur du droit colonial français ? Voir d'ailleurs l'appel que j'ai lancé au président de la République en ce sens le 8 mai dernier : http://jfniort.e-monsite.com/pages/code-noir-comme-crime-contre-l-humanite-appel-public.html

¤ Soi-disant « négationniste » de l’esclavage colonial français et de son caractère de crime contre l’humanité, alors que je ne cesse d’en parler, d’y consacrer mes travaux articles ouvrages depuis plus de dix ans, y compris des conférences et colloques publics[6], jusqu’à celui à venir de fin mai prochain en Guadeloupe[7], et que je suis favorable aux Réparations depuis 2006[8] ! Voir encore tout récemment cette prise de position publique : http://www.la1ere.fr/2015/05/08/reparations-le-point-de-vue-des-historiens-marcel-dorigny-tidiane-n-diaye-jean-francois-niort-et-francoise-verges-254289.html

 

A la lecture de ces rappels, n’importe quelle personne honnête et sensée pourra ainsi, messieurs-dames les calomniateurs, mesurer votre aveuglement ou votre mauvaise foi (selon les cas) !

Mais ce n’est pas tout. Je récuse vos calomnies car j’affirme vous ne connaissez pas le dixième, messsieurs-dames les calomniateurs, de ce que j’ai fait partager de l’Histoire du droit en Guadeloupe à mes étudiants de Guadeloupe et de Guyane, à ceux qui sont venus assister aux nombreuses conférences et colloques publics que j’organise depuis 2005 et auxquels je participe, aux lecteurs de mes articles et ouvrages sur l’histoire du droit colonial, aux 97.000 visiteurs (à ce jour) de mon site Internet (286.000 pages vues), et à ceux qui consultent ma page Facebook depuis quelques années qu’elle fonctionne.

Toutes ces connaissances redonnent aux Guadeloupéens l’accès à des données historiques déjà connues et plusieurs autres nouvelles relatives au rétablissement de l’esclavage en 1802 ainsi qu’au Code Noir, spécialement la version Guadeloupe de ce dernier, restée inédite jusqu’à ce que je la publie en la comparant avec les autres, avec Jérémy Richard, en 2010, puis dans une version plus complète dans mon ouvrage Dalloz 2012[9].

Toutes ces connaissances historiques qui participent par conséquent au processus de « désaliénation » et d’ « émancipation de l’homme » évoqué dans la Mise au point signée par 17 historiens de la Caraïbe à l’initiative de Jean-Pierre Sainton et parue dans la presse :

 "Les historiens de Guadeloupe, et plus largement l’ensemble de la communauté des historiens, les personnes intéressées au développement de la connaissance du passé de la Guadeloupe et des pays caribéens, soussignés, s’élèvent contre les écrits outranciers qui ont circulé sur le net, vilipendant dans un premier temps puis allant jusqu’à « exiger » l’expulsion de la Guadeloupe de Jean-François Niort, historien du droit et des institutions, Maître de Conférences à l’Université des Antilles, au prétexte, fallacieux, que ses travaux sur « le Code Noir » auraient nié l’abomination de l’esclavage. Cette polémique tend à confondre volontairement l’exégèse d’un texte historique, les registres d’analyse d’un système dans toutes ses perversions complexes, et sa condamnation morale.
Or comment prendre l’exacte mesure de cette perversion extrême tant qu’on ne l’étudie pas, ou dès lors qu’on déciderait, avant même toute recherche, de ce que devrait en être le résultat ? Nous réaffirmons le droit des chercheurs en histoire en Guadeloupe, de tout chercheur, à développer librement sa recherche, dans le souci d’enrichir le savoir général dès lors que sont respectées les règles méthodologiques et déontologiques de la discipline. La recherche étant libre, l’exposition, la discussion contradictoire des résultats de recherches doivent l’être tout autant.
Nous rappelons ce disant que tout passé, et plus encore ce passé spécifique qui est le nôtre, colonial et esclavagiste négrier, dont la société guadeloupéenne dans laquelle nous vivons procède directement, est lourd de drames humains incommensurables, de souffrances et de dénis successifs, de tensions et de conflits, cristallisés jusqu’à aujourd’hui dans l’organisation sociale, dans les problématiques sociétales non réglées, comme dans la culture et les représentations. Il est donc de la responsabilité sociale, politique, éthique et pédagogique de l’historien d’en tenir compte et de faire en sorte que ses travaux, outre l’apport du savoir, servent à la désaliénation des esprits, au progrès de la conscience et à la pleine émancipation de l’Homme." Lundi 06/04/2015.

Jean-Pierre Sainton, Historien, Universitaire, (Professeur à l’Université des Antilles) ; Directeur du DPLSH ; Président-fondateur du Centre Guadeloupéen d’Histoire Sociale et Politique ; Raymond Boutin, Historien, Docteur en Histoire, professeur agrégé honoraire d’histoire-géographie, Président-fondateur de l’association Patrimoine et savoirs (Musée de la vie d’antan de Petit-Canal) ; Claude Hoton, Historien, Consultant et chef d’entreprise en Ingénierie culturelle et patrimoniale ; Caroline Oudin-Bastide, Historienne et sociologue, Docteur en Histoire spécialiste de l'esclavage aux Antilles françaises ; Georges Latévi Lawson-Body, Historien, économiste et sociologue, Universitaire (Maitre de Conférences à l’Université des Antilles) ; Frédéric Régent, Historien, Universitaire, (Maitre de Conférences en histoire moderne à Paris 1, Panthéon-Sorbonne) ; René Bélénus, Historien, Docteur en Histoire, Professeur d’histoire-géographie ; Clara Palmiste, Historienne, Universitaire, (Maitre de Conférences en Histoire moderne et contemporaine à l’Université des Antilles) ; Jacques Dumont, Historien, Universitaire, (Professeur en histoire contemporaine à l’Université des Antilles) ; Gilles Delâtre, Professeur d’histoire en Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles (CPGE du Lycée Gerville-Réache de Basse-Terre) ; Christian Schnakenbourg, historien de l'économie antillaise, Universitaire, Professeur émérite à l'Université d'Amiens, membre de l'Equipe de recherche AIHP-GEODE de l'Université des Antilles ; Danielle Bégot, Historienne, Universitaire, Professeur émérite de l’Université des Antilles ; Gérard Lafleur, Historien, docteur en histoire, professeur d’histoire-géographie honoraire, membre de la Société d’Histoire de la Guadeloupe ; Myriam Cottias, Historienne, Directrice de recherches au CNRS, Présidente du Comité National pour la Mémoire et l'Histoire de l'Esclavage ; Alain Buffon, Historien et économiste ; Eliane Sempaire-Etienne, Historienne, professeur d’histoire-géographie honoraire ; Ary Broussillon, Sociologue, historien, consultant en relations sociales. S’associe : Me Hubert Jabot, Avocat, Président de la Ligue des Droits de l’Homme, Vice-Président du Centre Guadeloupéen d’Histoire Sociale et Politique.

Je peux citer également en ce sens le texte de Vincent Tacita publié récemment sur Creoleways[10], ainsi que les propos de Fabien Marius-Hatchi, ancien rédacteur en chef d’Etudes ouvrières, revue du LKP, qui m’a apporté son soutien plein et entier dès le début de cette affaire, et qui incarne à mes yeux, de même que le communiqué plus récent rendu par le KSG (voir plus bas), la seule position moderne, rationnelle, digne d’un véritable projet politique démocratique et véritablement émancipateur d’un peuple…

"Bonsoir, Je n'ai pas encore lu votre livre (que je commande ce soir même !) mais je vous remercie d'ores et déjà de vous être attelé à cette problématique. Ne vous laissez pas impressionner par les cultivateurs d'ignorance incapables de toute lecture critique. Quel que soit le statut politique que l'on souhaite pour la Guadeloupe, il ne fait pas obstacle à une étude de son histoire à partir de données et faits objectifs. Salut & fraternité Kyenbé rèd ! Fabien MARIUS-HATCHI"
 

Fabien Marius-Hatchi qui a démonté au passage le caractère artificiel et de mauvaise foi des accusations de la vice-présidente du MIR-France :

"Il n'y a aucune trace de débat dans la réponse de Mme Plumelle-Uribe. Elle part du postulat qu'il y a une histoire faite par et pour « nous » et une histoire faite par et pour « eux ». A ce compte-là, l'histoire ne peut plus être matière à débat et n'est que la confrontation entre des subjectivités opposées. Pour qu'il y ait débat, il faudrait que Mme Plumelle-Uribe propose une étude historique de ce qui a été appelé le Code noir et qu'elle en propose une autre lecture que celle faite par Jean-françois Niort dont le travail ne nie pas que l'esclavage soit un crime contre l'humanité mais rappelle que l'esclave, dans le droit colonial de l'Ancien Régime, est à la fois la propriété de son maître - donc une chose du point de vue patrimonial (voir les actes notariés de l'époque qui énumèrent les esclaves parmi les biens meubles) et un être humain, privé de sa liberté mais humain ; susceptible, par exemple, d'être baptisé, de se marier ou d'être affranchi. C'est soit un fait, soit un mensonge ; c'est sur ce point que Mme Plumelle-Uribe doit répondre pour que s'établisse un débat historique sur le Code noir."

 

DÉCLARATION DU KSG

IMAGINONS ENSEMBLE LA GUADELOUPE DE DEMAIN !
Nulle pensée ne doit être contrainte au silence.
Le Kolèktif pou Sové Gwadloup (KSG) décide d’apporter son grain de sel dans ce qui tient lieu aujourd’hui de débat mémoriel, mais dans un esprit d’apaisement. Il ne s’agit d’absoudre ni, d’un côté, des sectarismes et des crispations d’un autre temps ni, de l’autre, des amalgames qui tendent à mettre dans le même sac de l’intolérance tous les « indépendantistes ». Permettons aux guadeloupéens, ensemble, de donner à notre passé un avenir qui ne lui ressemble pas !
Dans ce contexte, nous ne pouvons rester muets, lorsque sont réveillées d’anciennes haines entre des femmes et des hommes d’origines ethniques différentes, jusqu’à dénier à des historiens le droit de recherche sur l’esclavage, voire sur notre passé en général. Qui ne dit mot consent, approuve de fait aussi bien la dégradation sur une base raciale des relations entre différentes composantes d’une même Guadeloupe que l’exaltation des intolérances en guise de débat public et, par conséquent, la dramatisation extrême de ce qui ne devrait pas être autre chose qu’une confrontation d’arguments contraires. Faut-il que le libre accès de tous à la connaissance soit sacrifié de la sorte,et que la recherche de la vérité cesse, faute de chercheurs ? Nous ne le pensons pas.
Nous sommes de ceux qui appellent de leurs vœux un militantisme du rassemblement et non de l’exclusion, un militantisme du plaisir de faire, de construire et de vivre ensemble dans une Guadeloupe qui s’appartienne.
Dans cette intention, nous avons contribué à l’élaboration du PACTE GUADELOUPÉEN. Il s’agit d’inviter chaque guadeloupéen désireux de faire Guadeloupe ensemble, chacun, au delà de son appartenance à telle ou telle organisation (ouvertement patriotique ou non) à s’engager pour poser des actes permettant de réinventer nos engagements et nos formes d’organisation. Construire des lieux de libre circulation de la parole. En finir avec un militantisme acrimonieux et exclusif afin d’expérimenter, là où cela est possible, d’autres façons d’être Guadeloupe, afin que le plus grand nombre comprenne que le pays dont nous rêvons ressemblera à ce que nous sommes déjà capables de vivre entre nous. 

La Guadeloupe inventera ce dont elle à besoin, comme elle a su créer une grande part de son identité et de sa dignité, malgré l’esclavage et toutes les politiques d’assimilation, mais désormais plus ouvertement et librement. Tous les Guadeloupéens, pourvu qu’ils osent regarder la vérité en face, savent que le système actuel d’irresponsabilité politique conduit à une impasse. À l ’inverse, si nous partageons nos expériences, nos savoirs et nos intelligences, nous pouvons bâtir une autre Guadeloupe, la nôtre.  Tel est l’un des credo du PACTE GUADELOUPÉEN » À l’heure où tous les Guadeloupéens sont appelés à se rechercher, à se comprendre et à se retrouver pour écrire ensemble leur avenir, nul ne peut être contraint au silence. Condamner la moindre pensée contraire à se taire est un crime contre la pensée. À qui profite ce crime ? En tout cas, il ne profite ni à la Guadeloupe que nous aimons ni au progrès que nous souhaitons. Ceux qui s’y tromperaient encore doivent absolument s’en convaincre: il s’agit ici du point de vue du KSG et d’une large partie d’entre nous, incontestablement représentatifs du patriotisme guadeloupéen.Le Kolèktif pou Sové Gwadloup (KSG). Le 13 avril 2015 

 

Je les avais prévenu, ces messieurs-dames les calomniateurs, ainsi que le porte-parole du LKP puisque des tracts signés de cette organisation ont relayé ces calomnies contre moi, qu’ils allaient se décrédibiliser encore un peu plus, eux-mêmes et surtout les causes qu’ils défendent (anti-colonialisme, nationalisme et réparations) en menant ce faux combat, en étant de si mauvaise foi, en véhiculant une vision aussi simplistement racisée et idéologisée de l’Histoire, ou en manifestant leur si grand aveuglement devant l’évidence que leurs accusations ne tiennent pas devant une minute de bon sens, continuant à prendre les Guadeloupéens pour des couillons incultes qu’on peut mener sur la base de slogans idéologiques haineux, racistes et colériques, alors que les Guadeloupéens, et j’ai pu le constater tous les jours depuis 18 ans que je partage leur vie quotidienne, sont devenus bien plus raisonnables et « sachants » qu’eux, et de plus en plus méfiants envers le projet nationaliste qu’ils promeuvent, avec raison car il porte en lui les graines d’une régime politique raciste, fasciste, intolérant et dictatorial, alors même que l’immense majorité du camp patriotique guadeloupéen, à l’image du Kolèktif pou Sové Gwadloup, défend au contraire un projet moderne, démocratique, républicain, anti-raciste, ouvert au débat contradictoire et à la libre expression des pensées sans exclusive ni risque de « fatwa » ou autres formes de terrorisme intellectuel et idéologique, surtout pas en matière de recherche scientifique, ainsi que leur déclaration du 13 avril précitée le rappelle.

Messieurs-dames les calomniateurs, non seulement au regard non seulement de ce que j’ai écris moi-même plus haut, mais aussi au vu de ces déclarations de personnes se réclamant pourtant – comme le petit ayatollah lanceur de fatwa – du mouvement patriotique guadeloupéen, je récuse toute compétence et toute pertinence à vos accusations, et je vous considère de ce fait comme étant l’expression d’un passé désormais révolu (et non « révolu-tionnaire »). Vivant en Guadeloupe depuis 18 ans, mes trois garçons de 17, 15 et 8 ans  y étant nés, ayant consacré dix ans de ma vie à y faire des recherches sur son Histoire juridique et à y dénoncer les restes de l’héritage colonial, je ne veux pas d’une Guadeloupe comme vous prétendez l’imposer, mais au contraire de celle que toutes les déclarations rapportées ci-dessus l’invitent à être ! Et ceci, comme le rappelle Fabien Marius-Hatchi, « quel que soit le statut politique que l’on souhaite pour la Guadeloupe ».

Sachez, messieurs-dames les calomniateurs, que vous ne parviendrez pas à me faire taire, ni en tant qu’historien du droit et universitaire, ni en tant que citoyen français et guadeloupéen, ni en tant qu’homme ! Trop d’êtres humains de toutes races et couleurs sont morts pour la liberté d’expression, l’égalité et la justice humaines pour que je courbe l’échine devant vos menaces, diktats et « fatwa » d’un autre âge, qui se ridiculisent elle-mêmes par leur caractère manifestement outrancier et injuste ! 

Je considère mon « affaire » non pas tant – n’en déplaise à celui qui se prend pour un petit ayatollah local - comme une nouvelle affaire Salman Rusdhie (car à l’inverse du Coran le Code Noir n’est pas un texte religieux, quoique l’attitude fanatique de mes accusateurs laisserait à entendre qu’ils le considèrent comme tel), mais bien plutôt comme une sorte de nouvelle affaire Dreyfus (puisque j’ai été jugé et condamné d’avance, et mes propos récusés d’office uniquement parce qu’étant catalogué « Blanc France » et donc à ce titre comme soi-disant forcément partial et incapable d’objectivité, forcément pro-colonialiste, sans même prendre la peine de lire mes travaux).

Une sorte d’affaire Dreyfus qui dresserait en quelque sorte la ligne de partage non plus entre les couleurs comme c’était le cas officiellement à l’époque, non plus entre d’un côté le « camp patriotique » et la masse des prétendu « assimilés », mais bien entre ceux qui sont encore soumis à l’aliénation coloniale et ceux qui s’en émancipent, quels que soient, encore une fois, le projet politique qu’ils soutiennent pour la Guadeloupe.

Et en ce sens, messieurs-dames les calomniateurs, sachez que vous êtes du mauvais côté de l’Histoire et du progrès humain, du même côté que celui des anti-dreyfusards à l’époque[11], puisqu’en réalité vous participez à la perpétuation du système et de la mentalité coloniales à travers la violence, l’outrance, l’intolérance et le caractère racisé (lié au préjugé racial) de vos discours – ainsi que le remarquait Franz Fanon quant il écrivait que le colonisé est un persécuté qui rêve de devenir persécuteur – , car vous utilisez les mêmes types de procédés et de discours que ceux de l’époque proprement et officiellement coloniale, qui pratiquait notamment la censure de toute pensée critique, procédés et discours que je connais bien pour les avoir moi-même étudiés et dénoncés dans mes premiers travaux sur l’histoire du droit aux Antilles parus il y a plus de dix ans[12], dans le sillage des kalmanquious, ces petits magistrats ou simples fonctionnaires « Blancs France » qui eux aussi eurent à subir persécutions, outrages et menaces de la part des colons de l’époque, pourtant de leur couleur, car ils avaient tout simplement osé dénoncer les horreurs du système colonial esclavagiste et tenté d’appliquer le Droit de manière impartiale indépendamment de la couleur et de la classe sociale[13] !

Je forme des vœux pour que l’immense majorité des Guadeloupéens continuent, comme ils le font déjà, à choisir l’autre camp, celui des Dreyfusards, comme les y invite avec fougue le communiqué de soutien de la LDH paru dans la presse :

COMMUNIQUÉ DE LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME

Après avoir, récemment, dû prendre position pour dénoncer les propos racistes tenus par un
Guadeloupéen à l'endroit d'un autre Guadeloupéen, à Rivières Sens, la Ligue des Droits de l'Homme de la
Guadeloupe se voit contrainte de rédiger un nouveau communiqué.
Ce qui l'interpelle aujourd'hui est, sans commune mesure, beaucoup plus grave que l'incident de Rivière
Sens, il s'agissait là d'une altercation provoquée par un individu. Aujourd'hui, c'est tout autre chose.
Depuis quelques jours, l'historien du droit et des institutions, Jean-François NIORT, Maître de
Conférences à la Faculté des Sciences juridiques et économiques de la Guadeloupe, est au coeur d'une vive
polémique initiée par les signataires (COSE, LKP, CIPN, MIR, FKNG) d'un tract le stigmatisant comme
un révisionniste de l'histoire, aux motifs qu'il aurait mis en avant "le bon côté du Code Noir" et
"l'humanité de l'esclavage", niant ainsi leur monstruosité.
Cette polémique a été relayée dans le journal France-Antilles par un article signé d'Élie DOMOTA et, sur
le site internet CCN, par le journaliste militant se revendiquant du " mouvement " patriotique, Danick
ZANDRONIS, dans un article ayant pour titre : JF Niort « historien » français, révisionniste et négationniste doit
impérativement s’en aller ! et de dire d’emblée : « L’affaire est très grave et le masque est désormais tombé. JF Niort
français résident dans notre pays, propagateur de thèses révisionnistes et négationnistes sur « le Code noir et son
humanité »(sic) n’est en réalité qu’un agent au service du colonialisme français » (souligné par nous).
Pour la LDH Guadeloupe, la ligne rouge est franchie ! De tels propos ne relèvent pas de la critique,
toujours la bienvenue, mais de l’invective et de l’insulte auxquelles s’ajoute la menace d’expulser « l’historien
français » du territoire.
La LDH Guadeloupe considère que Jean François NIORT est devenu une cible, aux yeux de certains, et
qu'à l'évidence, sa sécurité serait menacée dans la mesure où il ne se soumettrait pas aux oukases de
Danick ZANDRONIS et consorts.
La LDH section de la Guadeloupe s'inquiète de la dangerosité de ce que recouvrent de telles injonctions
pour le devenir de la Guadeloupe. Car, aux yeux des auteurs de ces différentes attaques, le défaut premier
de Jean François NIORT serait d'être un non-guadeloupéen et qu'à ce titre, il n'a pas qualité, donc par
essence, à étudier l'histoire coloniale de la Guadeloupe, singulièrement celle du Code Noir et à en faire un
objet de recherches .
Au-delà de ce soubassement raciste, la LDH constate que d'autres historiens, eux d'origine
guadeloupéenne, sont également dans le "collimateur". Ce sont, indubitablement, des manifestations de
xénophobie et de racisme, mais également d'une volonté d'obscurantisme. C'est à dire, en l'occurrence,
que la recherche historique est sommée de se plier aux diktats d'une idéologie. Nous nous trouvons là
devant un intégrisme d'ordre religieux, et sommes horrifiés de constater que cet intégrisme religieux-là
trouve, en Guadeloupe, des ayatollahs qui s'autorisent à lancer de véritables fatwas.
La LDH considère, bien au contraire, qu'en histoire comme dans tout ce qui concerne l'Humanité, il ne
saurait y avoir de vérité révélée ni de thèses "indépassables".
La LDH est convaincue de ce que les recherches et travaux de l'Universitaire, Jean-François NIORT,
lesquels s'appuient sur des fondements documentaires, contribuent à éclairer nombre d'enjeux historiques,
notamment le passé douloureux de la société coloniale guadeloupéenne. De telles recherches sont
légitimes et de nature à enrichir l'indispensable connaissance d'une histoire trop longtemps occultée.
La LDH fait face, avec une grande vigilance, aux problèmes contemporains liés à la citoyenneté et à la
défense des droits, surtout dans cette période troublée, aux conséquences graves, à laquelle la Guadeloupe
n'échappe pas. Elle a la conscience aiguë de ce qu'ici, comme dans d'autres parties du monde, le pire est
possible.
La LDH lance un appel à tous les Guadeloupéens de façon que, par un sursaut citoyen et selon les moyens
dont ils disposent, la parole ou l'écrit, ils disent NON à la xénophobie, NON au racisme, NON à toute
forme d'intégrisme. Elle leur demande d'affirmer, avec la plus grande détermination, leur attachement à la
liberté, singulièrement dans le cas présent à la liberté dans la recherche scientifique.
Fait à Pointe à Pitre, le 4 avril 2015

LIGUE DES DROITS DE L’HOMME (Section de la Guadeloupe).

 

Je forme des vœux pour que cette affaire – qui aura été le combat de trop pour vous mes calomniateurs – encourage les Guadeloupéens à confirmer définitivement ce choix, par anti-thèse du vôtre en quelque sorte, ce qui va les conduire à vous ranger définitivement parmi les archives du passé ! Et ce faisant, comme par le biais d’une providentielle « ruse de la Raison » historique, pour que la Guadeloupe achève son entrée de plain pied dans une nouvelle et prometteuse période de sa déjà grande et belle Histoire !

Et je vous dis cela avec d’autant plus de force qu’après avoir reçu, depuis le lancement de vos calomnies, des centaines de témoignages de soutien de la part de Guadeloupéens, y compris de personnes qui m’étaient inconnues jusqu’à aujourd’hui, ainsi que des dizaines de demandes de conférences sur le Code Noir, de rencontres avec des scolaires directes ou dans des médiathèques, je m’aperçois que vos attaques ont obtenu le résultat inverse de celui recherché. Vous cherchiez à me faire taire par l’intimidation, avez obtenu au contraire non seulement à offrir une belle publicité à mon dernier ouvrage, mais à déclencher un mouvement supplémentaire d’intérêt pour l’Histoire et en particulier l’Histoire du droit chez les Guadeloupéens !

Voilà, messieurs et mesdames les calomniateurs, la plus belle réponse qu’on pouvait faire à vos viles, mesquines et perfides attaques, et ce n’est pas moi qui vous la fait, mais les Guadeloupéens eux-mêmes !

Alors oui, chers Guadeloupéens, saisissons tous ensemble cette opportunité de sortir enfin des derniers vestiges idéologiques de la colonisation, y compris dans l’esprit de ceux qui prétendent la combattre !

Place à l’Histoire au lieu de l’Idéologie !

Place au débat de fond rationnel, contradictoire sur l’Histoire mais aussi sur les véritables enjeux et défis d’avenir de la Guadeloupe – y compris la question des Réparations de l’esclavage et de la colonisation pour le principe desquelles je milite depuis 2006 – , au lieu des sophismes et des discours idéologiques dépassés, des invectives et insultes personnelles dénuées d’argumentation authentique (car les sophismes fabriqués de toutes pièces des « Dossiers » à charge du MIR-France, aveuglément repris par le celui qui se prend pour un petit ayatollah local, ne sont évidemment pas des arguments authentiques)[14] !

Place aux gens de bonne volonté, formés à la pensée autonome et critique, mais ouverts au dialogue et à l’altérité, épris de la recherche et de la confrontation des savoirs et des connaissances plutôt qu’aux gens remplis d’intolérance, de pensée unique et de convictions idéologiques, de violence, de rejet de l’autre et de haine, quelle que soit leur couleur ou leur position sociale !

Place à une Guadeloupe pour laquelle j’ai œuvré depuis toutes ces années, à mon modeste niveau d’historien du Droit mais aussi d’enseignant – à travers ma contribution à la formation de 18 générations d’étudiants guadeloupéens en Droit et en Science politique au sein de la Faculté SJE de Fouillole et du CAGI – et que je vois maintenant se réaliser sous mes yeux !

S’il fallait, pour que ce rêve devenu réalité se concrétise encore un peu plus chaque jour, recommencer à subir mille fois l’outrage et la blessure que ces calomnies ont porté à mon intégrité d’homme et d’universitaire, je le ferai volontiers, pour ce pays que j’aime et qui m’a si merveilleusement accueilli, ravi et comblé depuis 18 ans !

18 ans, l’âge de la majorité… Une majorité intellectuelle en l’occurrence, qui ne peut que faire penser à l’appel lancé en faveur des Lumières il y a plus de deux siècles par Emmanuel Kant, d’ailleurs philosophe de l’anti-colonialisme avant l’heure, appel pourtant encore si difficile à faire se réaliser dans tellement de contrées de par le monde, mais que je vois avec le plus grand bonheur s’incarner de plus en plus en Guadeloupe !

"Qu'est-ce que les Lumières ? La sortie de l'homme de sa minorité, dont il est lui-même responsable. Minorité, c'est-à-dire incapacité de se servir de son entendement sans la direction d'autrui, minorité dont il est lui-même responsable, puisque la cause en réside non en un défaut de l'entendement, mais dans un manque de décision et de courage de s'en servir sans la direction d'autrui. Sapere aude ! aie le courage de te servir de ton propre entendement ! Voilà la devise des Lumières." 

Emmanuel KANT[15]

Sapere Aude !

Oui chers Guadeloupéens, continuez à « oser savoir », continuez à « oser vous servir de votre propre entendement », et rejetez à jamais ces sophismes idéologiques, ces discours démagogiques, violents et intolérants, qui font injure à votre intelligence et qui cherchent à vous maintenir dans la « minorité intellectuelle » pour mieux pouvoir vous manipuler et vous aliéner !

Continuons à œuvrer ainsi ensemble à la constitution d’un espace public démocratique local – projet pour lequel Jacky Dahomay notamment milite à juste titre depuis tant d’années, et je saisi ici l’occasion pour lui rendre hommage et lui exprimer ma reconnaissance pour son rapide, courageux et puissant soutien philosophique[16] – , un projet auquel contribuent également la Ligue des droits de l’Homme et le Collectif Vigilance citoyenne, que je remercie d’ailleurs également pour leurs communiqués de soutien[17].

Mais finalement ce sont mes calomniateurs eux-mêmes que je remercie également, pour avoir eux aussi, bien qu’involontairement, aidé à l’avènement d’un tel projet, à travers l’outrance, la violence et l’injustice de leurs propos, tout en leur rappelant qu’en plus d’appartenir à un passé révolu, leurs discours finiront par s’écrouler eux-mêmes sous le poids de leurs calomnies, car celles-ci finissent toujours par retomber, un jour ou l’autre, sur ceux qui en sont les auteurs.  

 

Jean-François NIORT

Maître de conférences habilité diriger les recherches en Histoire du droit et des institutions
Faculté des Sciences juridiques et économiques de la Guadeloupe
Qualifié CNU aux fonctions de professeur des universités section 03 (art. 46-1)
Docteur et qualifié CNU en Science politique (Université Paris I Panthéon-Sorbonne)
Diplômé d’Etudes Approfondies en Philosophie politique (Université Paris I Panthéon-Sorbonne)
Responsable du département Histoire du CAGI 
(Pôle Guadeloupe du CRPLC, UMR CNRS 8053)
Fondateur et animateur du GREHDIOM
(Groupe de recherche et d'études en histoire des droits et des institutions des outre mers)
Président-Fondateur de l'AGREHDIOM 
(Association guadeloupéenne pour la recherche en histoire du droit et des institutions des outre mers) 
Membre du CIRESC (Centre international de recherche sur les esclavages, Paris, EHESS-CNRS) 
Membre de la Société d'histoire de la Guadeloupe (SHG)
Auteur référent et membre du comité de pilotage du Mémorial ACTe, Centre caribéen d'expressions et de mémoire de la traite et de l'esclavage (Région Guadeloupe)
Page Facebook : jean francois niort
Site Internet : http://jfniort.e-monsite.com   
 

[1]  Je lui réserve d’ailleurs une réponse personnelle le moment venu. Voir en attendant celle de Jean-Louis Harouel, cosignée par Jacky Dahomay et Marcel Dorigny. Pour en finir avec le sala molinismePour en finir avec le sala molinisme (23 Ko)

[3] Depuis ma contribution à l’ouvrage que j’ai dirigé suite au colloque sur ce thème en 2005 (Du Code Noir au Code civil, Paris, L’Harmattan, 2007, préface H. Bangou) jusqu’à celui co-dirigé avec F. Régent et P. Serna Les colonies, la Révolution française, la loi, Presses universitaires de Rennes, 2014) (voir plus de détail sur mon site Internet).

[5] Voir le billet dédié du blog, où l’on peut notamment visionner des vidéos et télécharger ma communication : http://jfniort.e-monsite.com/blog/semaine-europeenne-sur-l-esclavage-la-colonisation-et-les-reparations-mai-2013.html

[7] Ce colloque aura pour thème : « Esclavage et droit en France et dans son espace colonial et ultra-marin, du Code Noir à nos jours » (voir le billet dédié sur le blog : http://jfniort.e-monsite.com/blog/prochainement-colloque-esclavage-et-droit-du-code-noir-a-nos-jours.html)

[8] Voir le programme du colloque que j’avais coorganisé avec l’association Racines et Catherine Liminana en 2006 à l’Espace régional du Raizet : http://jfniort.e-monsite.com/blog/les-reparations-de-l-esclavage-en-questions.html

[9] Voir plus de détail sur mon cv et le billet Homo servilis et le Code Noir 

[11] C’est d’ailleurs à cette occasion que le terme de « révisionnisme » à été lancé, pour désigner ceux qui souhaitait la révision du procès Dreyfus…

[12] « Les libres de couleur dans la société coloniale ou la ségrégation à l’œuvre », Bulletin de la société d’histoire de la Guadeloupe, n° 131, 2002 ;  « La condition des libres de couleur aux Antilles françaises (XVIIIe-XIXe siècles) : ressources et limites d’un système ségrégationniste », Cahiers aixois d’histoire des droits de l’outre mer français (PUAM), n° 2, 2004 (v. sur mon CV en ligne pour accéder au texte : http://jfniort.e-monsite.com/pages/cv-jfniort.html

[13] Voir le recueil du même nom édité par J. Picard en 1998 aux éditions Caret en Guadeloupe, ainsi que plus largement dans le recueil de N. Schmidt Abolitionnistes de l’esclavage et réformateurs des colonies (Karthala, 2000).

[14] Voir ce sens le commentaire de Fabien Marius-Hatchi laissé sur Facebook à propos du second dossier du MIR-France : « C'est tellement indigeste qu'il faudrait créer un néologisme pour décrire le fait d'avoir à se farcir leur prose ! »

[15] Réflexion qu’on peut retrouver avec beaucoup d’autres, dans la brochure Tolérance. Le combat des Lumières que la Société Française d'Etude du Dix-Huitième Siècle vient de faire paraître tout récemment, dans le sillage des attentats de janvier, mais qui s'applique aussi parfaitement à mon "affaire"… On peut retrouver la communauté créée autour de cet ouvrage sur Facebook : https://www.facebook.com/ToleranceSFEDS?notif_t=fbpage_fan_invite

[16]  Voir notamment http://blogs.mediapart.fr/blog/jacky-dahomay/060415/denoncons-la-fatwa-contre-jean-francois-niort

[17]  Voir aussi la profonde analyse d’ensemble de Jean-Luc Bonniol http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-luc-bonniol/230415/memoire-de-lesclavage-retour-sur-laffaire-jean-francois-niort.

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